L'eau, source de vie

L'eau, source de vie

LIZIBA D'UTILITE PUBLIQUE

27.04.2017, Liziba reconnue d'utilité publique. - L'Association LIZIBA Suisse progresse encore en reconnaissance et en envergure. Par lettre officielle, l'Etat du Valais a récemment reconnu l'Association LIZIBA Suisse comme une institution d'utilité publique. Elle est donc officiellement exonérée d'impôts. Pour autant, LIZIBA doit montrer patte blanche en présentant des comptes transparents et un rapport d'activité.

En outre, depuis plus de 2 ans, Liziba Suisse fait partie du réseau d'association VALAIS SOLIDAIRE, ce qui lui permet d'être en contact avec d'autres partenaires et bénéficier de partage de compétences.

Enfin, par le biais d'une demande d'un de ses coureurs solidaires, le suisse Claude ZELLWEGER qui a souhaité que son employeur californien GOOGLE finance un partie de sa participation à l'UTMB, LIZIBA Suisse est entrée dans les réseaux d'associations dite "éligibles" pour recevoir des financements internationaux. Quelles bonnes nouvelles !

         

COUREURS SOLIDAIRES UTMB 2017

ULTRA-TRAIL DU MONT-BLANC 2017
L'Association LIZIBA Suisse est un partenaire officiel de l'UTMB


Infos officielles sur le site de l'UTMB
Rendez-vous jeudi 31 août 2017 à 8h15 à Orsières 
pour le départ de la course OCC (Orsières - Champex - Chamonix)

Un immense BRAVO et de chaleureux MERCIS vont à nos coureurs solidaires de l'UTMB, Edition 2017. Grâce à eux, nous pouvons envisager joyeusement la continuation de notre travail en Rép. dém. du Congo et notamment entrevoir des avancées importantes au niveau du projet agronomique et au niveau de la formation de notre personnel.

Il s'agit de :
Ken BRUNT USA (CCC)   -   Carson CURISTON CDN (OCC)
Robert GUSHIKEN USA (UTMB)   -   Sam MEADOW GBR (UTMB)
Jake MOORE USA (UTMB)   -   Céline MUYS BEL (OCC)
James NOBLE GBR (UTMB)   -   Brandon  SHAW USA (CCC)
Ruiyi SUN CHN (OCC)   -   Gustavo VICECONTI ARG (UTMB)
Claude ZELLWEGER SUI (CCC)   -   Aijuan ZHANG CHN (CCC)

OBJECTIFS 2017-2018

OBJECTIFS 2018 
Bâtir 4 citernes pour rapprocher l’eau des usagers
Après avoir assaini une quinzaine de sources naturelles, nous cherchons depuis début 2016 à bâtir des citernes pour récolter l’eau de pluie qui est de bonne qualité. L’idée est de réduire le temps et la pénibilité liée à l’approvisionnement des familles (plus d'1h30 de marche aller et retour entre le lieu de puisage et les habitations). En 2016, nous avons réussi à bâtir 2 citernes : l’une de 70'000 litres et l’autres de 35'000 litres, raccordées l’une à l’autre. Pour 2018, nous visons la construction et le raccordement de 2 autres ouvrages du même style en béton armé et enterrées dans le sol.

PRIORITES 2017

2017 sera une année transitoire, car avant de poursuivre la construction d’autres citernes, nous souhaitons tirer les leçons de celles déjà construites. De notre point de vue, il est important de pouvoir prendre un peu de recul. En effet, il est essentiel que nous puissions notamment observer…
-      … à quel rythme la pluie remplit les citernes ;
-      … comment se passe la distribution de l’eau ;
-      … si les taxes demandées sont bien perçues ;
-      …comment les citernes se comportent lorsque’elles sont pleines ;
-      … si leur volume est adapté, etc.

C’est pourquoi les objectifs 2017 ne sont pas directement centrés sur l’accès à l’eau potable. Mais ils forment les préconditions de la continuation du projet citerne en 2018. Cette année, nous nous centrerons donc sur quatre objectifs :

1. Former de nouvelles personnes dans le but d’augmenter les connaissances et compétences de nos partenaires sur place dans différents domaines. Etant donné que Papa Léonard a fêté ses 80 ans le 1er janvier dernier, il est temps de penser à sa succession… Son fils cadet, Alphonse, vivant actuellement à Lubumbashi est pressenti pour prendre sa succession à la tête du comité local. Liziba Suisse a décidé d’envoyer Alphonse en formation notamment dans les domaines de la gestion de projet, de l’informatique et du management jusqu'à ce qu'il soit prêt à déménager à Bulape avec sa famille l'an prochain.

2. Assainir au moins une source naturelle à Patambamba (le village voisin qui réclame qu'on s'occupe de sa situation tout aussi préoccupante) et la munir d’un réservoir d’appoint de 2 m3.

3. Fonder et développer un projet éducatif dans le domaine agronomique sur une parcelle de 2 ha que nous avons achetée expressément en 2015. Il s’agit là d’apprendre aux gens à cultiver la terre de manière plus intensive et plus écologique. Il s’agit aussi d’un projet entrepreneurial qui vise à créer, petit à petit, une cellule agro-pastorale qui puisse, à terme, être autogérée et autofinancée. De nouvelles connaissances et compétences agricoles sont nécessaires pour progresser dans ce domaine. Pour ce faire, nous avons demandé au comité local de prendre contact avec des ingénieurs agronomes agréés par l’Institut National pour l'Etude et la Recherche Agronomique (INERA).

4. Sensibiliser plus largement et plus profondément la population au niveau de l’hygiène corporelles et du comportement adéquat à observer aux sources et ce avec l’aide de l’hôpital local et des autorités sanitaires.

Assainir une source naturelle et la munir d’un réservoir d’appoint coûte environ 3'000 CHF (ou 2'500 €)
Construire une citerne coûte environ 25'000 CHF (ou 22'000 €)

CONFLIT FRATRICIDE AU KASAI


COMMUNIQUÉ

Un conflit local s’envenime dans la Province du Kasaï

Depuis plusieurs mois, la Province du Kasaï où Bulape se trouve est secouée par des violences inouïes. Une vingtaine de fosses communes ont été découvertes ces derniers jours. Deux experts de l'ONU ont été tués. En tout, plus d'1,5 million de personnes sont affectées par ce conflit fratricide, selon les chiffres de l'ONU. A la base : un conflit local autour de la succession d'un chef coutumier qui s’envenime en un conflit entre des miliciens – adeptes du chef tué appelé Kamwina Nsapu – et les Corps de police et de l’armée. La communauté de Bulape où nous oeuvrons, loin des centres urbains est légèrement en marge, mais par mesure de précautions, nous avons demandé à nos amis sur place de rapatrier de Mweka (ville à 35 km attaquée elle aussi), à Bulape les enfants et les jeunes potentiellement visés par les attaques. Ce climat de tensions et de violence altère actuellement l’ambiance de travail ainsi que les projets de développement à Bulape. Personne ne sait de quoi demain sera fait et à l’incertitude s’ajoute l’angoisse.

De tout cœur avec eux.

NB : Pour connaître plus précisément la situation au Kasaï, nous proposons la lecture d’un court article publié par la RTBF le 7 avril dernier

Le Comité

Images : (c) RFI et Radio Okapi