L'eau, source de vie

L'eau, source de vie

PROJET CITERNES

DEUX CITERNES (75'000 et 35'000 litres) ONT DEJA ETE CONSTRUITE EN 2016-2017
LES OBJECTIFS 2018 FIXENT LA CONSTRUCTION DE DEUX AUTRES OUVRAGES.
 
Un projet soutenu par nos 300 donateurs,
par les coureurs solidaires de l'Ultra-Trail du Mont-Blanc et
la Société des Distributeurs d'eau de Suisse romande (SDESR).

 PREMIERE PHASE
Creuser, terrasser, préparer la ferronnerie, coffrer et réaliser les semelles.

DEUXIEME PHASE
Couler la dalle de fond, coffrer les murs, préparer la ferronnerie,
couler les murs et les sommiers.


TROISIEME PHASE 
Décoffrer et lisser toutes les surfaces


QUATRIEME PHASE
Préparer le coffrage et les ferrons pour la dalle et la couler.
 

CINQUIEME PHASE
Coupler la citerne avec les chenaux et construire le lieu de puisage à une légère distance.


FINALEMENT
De g. à dr. : La parcelle avec les deux citernes, le lieu de puisage et vue générale de la parcelle.
 

UNE SOLUTION : DES CITERNES !
Pour répondre à ces défis et tenter d'améliorer encore la situation, nous avons opté, avec nos partenaires congolais, pour une solution terre à terre, mais pratique : récupérer les eaux pluviales abondantes des toitures de nos bâtiments et les stocker dans des citernes. Après avoir partagé idées et croquis, demandé conseil à quelques personnes expérimentées en Suisse et en RDC, nous avons conclu que ce chemin serait le bon. A l’heure actuelle, notre projet arrive à maturité, grâce aux discussions avec nos partenaires congolais, grâce aux conseils et à l'expérience de techniciens, d'hydrologues et d'ingénieurs de chez nous.

Malgré tout, sur place, les choses ne sont jamais aussi simples. En effet, fédérer la population pour qu'elle s'implique concrètement, s'assurer de la bienveillance des autorités, parvenir à responsabiliser les responsables de la nécessité de financer de manière autonome le suivi et l'entretien à long terme du bâti ainsi que l'acheminement des matériaux n'est pas une mince affaire. Toute une gamme d'imprévus sont à l'ordre du jour et il faudra bien faire avec...

CONCRETEMENT...
... il s'agit de financer et de bâtir plusieurs citernes (+ de 50 m3) dans différents quartiers de la ville d’une capacité et ce sur une durée de 4 ou 5 ans. Les citernes en béton armé seraient dotées d’une vanne de fond pour la vidange, d’un trop-plein, d’un regard en vue du nettoyage annuel et de 5 ou 6 espaces de puisage munis de robinets et de bassins.

La région étant dénuée d’industries, l’eau de pluie est de bonne qualité. Pourtant, un contrôle qualité et un traitement au chlore pourraient être nécessaires suivant les cas. En plus, l'eau de pluie n'étant pas minéralisée, il serait dangereux, à long terme, si les habitants ne s'abreuvaient plus que de cette eau, tombée du ciel. Le comité de notre association partenaire, Mwengw'a Tshiambi, est donc chargé de mettre en œuvre les dispositions utiles dans ce domaine sensible, mais aussi par rapport à la bonne marche des travaux, du suivi et de l'entretien à long terme en lien avec la population, les autorités civiles et coutumières ainsi qu'avec les collaborateurs techniques et les hydrologues sur place.

Nous avons bâti une première citerne de 75 m3 puis une autre de 35 m3 en contrebas sur un terrain que nous avons nouvellement aquis. La construction de cette première citerne, qui s'est terminé à la fin 2016, est un réel défi pour nous et pour l'équipe de travail à Bulape. De nombreuses personnes ont contribué par leurs conseils et leur expertise à ce que les incertitudes au niveau techniques et l'assise humaine et communautaire du projet soient gérés du mieux possible.

Ci-dessous : premiers croquis réalisés en 2014 par nos partenaires congolais.



BUDGET ET DUREE DES TRAVAUX
 
Il faut environ CHF 40'000 pour financer une citerne de 70 m3. Comme nous l'expliquions plus haut, le budget précis est difficile à cerner étant donné notamment en raison
- des circonstances économiques instables (les prix sont fonctions de la difficulté de transporter les
     matériaux) ;
- du réseau routier peu dense et très dégradé qui pose de multiples problèmes ;
- du défi technique que représente la construction d'une citerne de grand volume ;
- de l'incapacité des autochtones à trouver des sources de financement au niveau local ;
- des imprévus comme les taux de change, les frais connexes comme l'achat éventuel d'une licence
     d'exploitation d'une carrière pour pouvoir obtenir graviers et moellons, etc.

ALLER SUR PLACE POUR VOIR

Au fur et à mesure de l'avancée du projet, il a semblé essentiel que des responsables des associations partenaires Liziba et Mwengw'a Tshiambi se rencontrent sur place à Bulape pour se rendre compte et examiner ensemble, concrètement, les enjeux, les défis, les conséquences techniques, sociales, politiques et économiques d'un tel projet. Des délégués de l'association Liziba Suisse sont donc partis pour Bulape en juillet 2015. Ce voyage a permis de ramener en Suisse une vision plus claire du projet et des étapes à respecter, d'entretenir un rapport de proximité avec les responsables congolais, de s'ouvrir à une confiance mutuelle plus profonde et de tirer vraiment à la même corde.


Ci-dessous à gauche : la citerne d’un particulier à Bulape financée de manière privée avec une couverture en tôles galvanisées. A l’arrière, on aperçoit les chenaux de collecte des eaux de pluie. Nos citernes, elles, seront dotées d’une couverture en béton.

Ci-dessous à droite: le château d'eau et la citerne de l'hôpital de Bulape en mauvais état. Ces infrastructures ont subi les affres du temps et d'importantes négligences au niveau de leur entretien. L'hôpital ne peut pourtant pas se passer de ces infrastructures ce qui signifie que nous pourrons peut-être compter sur leur soutien pour construire nos citernes...


BÂTIR une citerne avec tous les raccordements et ainsi qu'un espace de puisage abrité et aménagé COÛTE environ 50'000 CHF.