L'eau, source de vie

L'eau, source de vie

Réalisation d'une citerne dans le cadre du projet agro-pastoral Tshikapa

Voici quelques images vidéos de l'évolution de la construction de notre nouvelle citerne sur notre parcelle Tshikapa (37'500 m2) dévolue au développement de notre projet agro-pastoral. Financée en partie par ALTIS, par nos coureurs solidaires UTMB, et les contributions de nos fidèles amis, la citerne (42'500 lt) est terminée et les abondantes pluies récentes auront tôt fait de la remplir. Ouvrage complémentaire, un château d'eau est actuellement en construction. Il permettra d'avoir une certaine pression dans les arrivées d'eau de la maison et dans les tuyaux d'arrosage... La citerne doit encore être équipée d'une pompe solaire qui alimentera le château d'eau et la maison d'installations électriques solaire et le tout sera fonctionnel d'ici quelques mois.

>>> Nouvelles des travaux de forage : L'entreprise GETRACO, notre partenaire, n'a pas (encore) satisfait sa part du contrat en raison de l'utilisation d'outillages vétustes et défectueux qui provoque des saccades dans la continuation normale des travaux et des retards très importants. Deux forages ont déjà été effectués. Ils ont montré la présence abondante d'eaux souterraines, tout cela sans que les travaux n'aboutissent. Actuellement, notre conseiller juridique, Me Moïse Tshibala, est chargé, de la part du comité LIZIBA Suisse, de suivre de près ce dossier et de prendre toute mesure nécessaire pour obtenir satisfaction de notre contrat. Notez que nous avons déjà financé 60 % des travaux.

 

 

Projet agro-pastoral "Tshikapa"

Un projet agricole expérimental.

En parallèle au projet de forage, nous développons aussi à Bulape (env. 30'000 hab.) un projet agro-pastoral. Mais ceci ne serait pas pensable sans un approvisionnement stable en eau. En effet, les champs se trouvent là où l’eau est disponible c’est-à-dire aux périphéries de la ville, loin des habitations. Et ce n’est pas commode ni pour l’irrigation ni pour abreuver les animaux.


Une parcelle qui promet...

En vue du démarrage d'un tel projet, LIZIBA Suisse avait acheté en 2015 une parcelle de 3.75 ha dans l’objectif d’y implanter, à terme, une structure expérimentale (agriculture et élevage) capable d’engendrer des revenus (autofinancement), des emplois (circulation de l’argent), des compétences nouvelles en matière agronomique et la commercialisation de denrées plus rares. La parcelle est composée de champs et de forêt.


Alimentation en eau : talon d'achille...

Le problème, c’est que la parcelle - comme tant d'autres - est éloignée de toute source d’eau. Dans ce contexte, impossible de développer l’agriculture et l’élevage. Pour pallier ce problème, nous envisagions de réaliser un forage, mais l’altitude de la parcelle ne permettait pas de fournir ensuite de l’eau à d’autres quartier par adduction gravitaire. Après réflexion, et notamment aussi pour des raisons de coûts, nous avons préféré construire une (première ?) citerne enterrée d’env. 40 m3 permettant – la pluviométrie l’autorisant – la collecte des eaux de pluie. La construction de la citerne est donc liée à la construction d’un bâtiment d’habitation et d’un dépôt de marchandises avec une surface de toit correspondante pour le remplissage de la citerne. La citerne, qui sera munie d’une pompe solaire, permettra l’alimentation en eau potable des familles vivant sur place ainsi que du bétail, d’une part et l’irrigation des cultures d’autre part.


Une petite exploitation est déjà en fonction.

Depuis notre visite sur place en 2019, nos partenaires ont implanté sur le site diverses cultures et notamment une plantation d’environ 200 caféiers, palmiers à huile et divers autres arbres fruitiers ainsi que du maïs, du niébé (haricots) et du soja. Du côté de l’élevage, ces derniers mois, de nouvelles clôtures ont été élevées ainsi que des enclos ou abris qui accueillent d’ores et déjà quelques porcs et chèvres, une dizaine de poules et 20 canards. Actuellement, l’alimentation en eau se fait par la collecte des eaux de pluie ou le transport d’eau depuis les sources. Ce qui est très fastidieux.

Assurer les soins aux animaux...
 

Cultiver en respectant l’environnement, développer les cultures de nouvelles espèces et élever des animaux demandes des compétences et des connaissances particulières qui ne sont pas dans les mains de tous. Surtout dans une structure que nous souhaiterions expérimentale. L'équipe sur place a donc fait appel à un agronome reconnu pour un suivi agronomique et à un fermier expérimenté de la région pour des conseils notamment en matière vétérinaire. 


Finances.
 
Le projet a reçu le soutien d'ALTIS qui a contribué pour CHF 3'500.--

Le projet est devisé à environ 15'00 CHF. La construction de la maison a déjà commencé ce printemps. 

1. Construction de la citerne en béton de 40 m3 : Fr. 5'000.—.
    · Matériaux et matériel : Fr. 4'000.— (dont Fr. 2'000.— de ciment) y compris panneaux et pompe solaire.
    · Transport et frais annexes : Fr. 300.—
    · Salaires et main d’œuvre : Fr. 700.—

2. Construction de la maison d’habitation avec son dépôt annexe : Fr. 7'500.—.
    · Matériaux et matériel : Fr. 6'000.—  (dont Fr. 3'000.— de ciment !)
    · Transport et frais annexes : Fr. 500.—.
    · Salaires et main d’œuvre : Fr. 1’000.—.

3. Agriculture et élevage : Fr. 2'800.—.
    · Construction des ouvrages en méthode traditionnelle abritant les animaux (abris, enclos, abreuvoirs) : Fr. 1'000.—.
    · Honoraires pour l’acquisition de compétence auprès d’un ingénieur-conseil en agronomie et d’un fermier expérimenté : Fr. 700.—.
    · Achat d’animaux pour la reproduction (pigeons, poules, canards, porcs et chèvres) : Fr. 800.—.
    · Frais sanitaires et vétérinaires : Fr. 300.—.

 Nous espérons pouvoir vous donner de bonnes nouvelles dans le prochain numéro de LIZIBA Infos en septembre.

Dernières nouvelles

Notre dernier bulletin LIZIBA Infos n° 1-2021 vient de paraître alors qu'à Bulape, les problèmes techniques et logistiques ont eut raison du premier forage. Depuis lundi 3 mai, les équipes GETRACO et nos amis de l'ADMT, sont à pied d'oeuvre et ont repris le travail avec un deuxième forage. Mercredi 5 mai, on nous annonçait déjà qu'une profondeur de 55 m. était déjà atteinte sans trop de problèmes. 
 
Ces derniers jours, les bonnes nouvelles se poursuivent, malgré de nombreux et pénibles problèmes techniques (avaries du matériel GETRACO de très mauvaise qualité) : tuyau percé, tige de forage cassée, moteur défectueux... L'équipe travaille avec un courage hors pair, même la nuit pour assumer ce qu'il faut pour avancer correctement. 
 
L'eau est bien présente, en quantité selon les premières estimations. A préciser encore. Le forage atteignait 127 m. de profondeur vendredi 7 mai. L'objectif de 140 m. n'est plus très loin et devrait être atteint en ce tout début de semaine si les réparations du matériel se déroule correctement. Ensuite et sans attendre, les travaux se poursuivront avec le tubage.