DE L'EAU AU COEUR DE LA VILLE

PROJET FORAGES : UN DEFI !

On en rêvait depuis des années... Faire jaillir l’eau potable au cœur de la ville de Bulape (30'000 hab.) dans la province du Kasai en Rép. dém. du Congo ! Après avoir aménagé une vingtaine de lieux de puisage, il est maintenant temps que l’eau coule en abondance dans les quartiers de Bulape ! Nous comptons plus que jamais sur chacun-e d'entre vous pour que notre rêve devienne réalité.

Nous ne voulons plus sous-traiter la réalisation de ce grand projet à d'autres partenaires. L'échec cuisant de notre partenariat avec la compagnie GETRACO, entreprise non-fiable et actuellement en faillite, nous a suffit. Nous nous préparons actuellement à entreprendre nous-mêmes les travaux nécessaires de A à Z en formant notre propre équipe et en aquérant notre propre matériel, même si cela coûtera très cher (près de 100'000 CHF pour l'achat des machines, camions de transport, matériel de forage et coûts annexes pour la réalisation d'un forage).

Plusieurs défis sont encore sur notre route : des défis techniques, mais aussi logistique et sociaux. En effet, la route de Mweka à Bulape n'est pas en bon état et doit être rénovée car une quantité de matériel doit transiter par là. De même, il est difficile de prévoir comment la population acceptera de payer le service de l'eau alors que nous avions laissé la gratuité pour l'accès à la vingtaine de sources naturelles aménagées ces dernières années... Comment amortir le matériel acheté ? Comment assurer la maintenance sur le long terme... Bref, les défis nous attendent.

Devenons partenaires et réussissons ensemble !


Signature en juillet 2019 sur le drapeau suisse, d’une charte d’engagement partenarial
entre les autorités locales, les responsables de l’Association LIZIBA Suisse
en vue du projet forages.

Le portage sur la tête s’apprend dès le plus jeune âge…
On porte tout sur la tête !

Les enjeux
Dans cette région équatoriale, les réserves d’eau souterraines sont immenses, mais d’un accès très difficile. L’accès à cette denrée vitale qu’est l’eau potable est un défi quotidien dans bien des régions de la Rép. dém. du Congo. Il faut plus de 1,5 heures pour se rendre aux sources aménagées aux périphéries de la ville et la ramener à la maison. C’est le lot quotidien de dizaines de femmes, de jeunes gens et même d’enfants… 25 kg d’eau sur la tête pendant des heures et plusieurs fois par jour… Imaginez-vous!



Le projet en bref

Forer des puits d’accès à la nappe phréatique et distribuer l’eau dans les quartiers.

  • Créer des puits d’accès à la nappe phréatique, en pomper l’eau à l’énergie solaire pour la distribuer dans différents quartiers de la ville par adduction gravitaire.

Les bonus du projet

  • Diminuer la pénibilité de l’accès à l’eau potable.
  • Permettre un accès facilité aux personnes à mobilité réduite.
  • Permettre aux enfants qui n’ont plus à aller puiser loin une fréquentation plus régulière de l’école.
  • Le temps gagné permet aux mères de famille de s’adonner à une activité agricole ou lucrative.
Rue centrale et commerçante de Bulape.

Le transport très pénible de l’eau des sources jusqu’au domicile
pourrait progressivement cesser avec le percement de puits au cœur de la ville.

RETROSPECTIVE 2019

Signature d'une charte d'amitié entre
LIZIBA Suisse, l'ADMT et les autorités locales
en vue de la réalisation du projet forage
Le voyage 2019 à Bulape de Meinrad Coppey, Pascal et Colette Pembe-Tornay a été un tournant. En effet, une multitude de contacts ont été pris avec des acteurs-clés et des observations déterminantes, sur le terrain, ont été réalisées. 

Nous avons été très satisfaits de l'excellente qualité des eaux, tant pour les eaux de pluie retenue dans les citernes, que pour celles provenant des diverses sources aménagées. Les tests chimiques effectués sur place nous ont largement rassurés.

L’eau est abondante mais, malgré les sources naturelles aménagées, d’accès extrêmement pénible, c'est pourquoi en lieu et place du projet de construction de citernes, nous avons étudié la faisabilité d’un projet de forage en lien avec des partenaires spécialisés. S’il était couronné de succès, ce projet serait une avancée spectaculaire pour le confort et la sécurité alimentaire de la population de toute la ville qui n’aurait plus à aller puiser au loin.
Vous voulez nous aider ? Votre don fera la différence... Quelques francs peuvent changer le cours des choses... sachant que le salaire journalier d'une simple employé avoisine les 5 CHF... Pensez-y !

MEINRAD COPPEY EN RDC

Sur les pas de Tintin, l’association LIZIBA m’a offert l’opportunité de découvrir un petit coin de ce vaste pays aux mille collines. Accompagné de Colette et Pascal, j’ai pu, 5 semaines durant (juillet aout 2019), me plonger dans le quotidien d’une population chaleureuse et rieuse.

De retour du Congo : Mission accomplie !

Nous voici de retour (29.7) d’un long et éprouvant voyage ! Avec Meinrad Coppey, d’Orsières, notre « œil technique », Pascal et Colette Tornay sont en effet partis « en mission » à Bulape le 23 juin dernier pour 5 semaines.

Objectifs du déplacement ? Evidemment les retrouvailles familiales étaient largement attendues, mais sur le plan de notre partenariat socio-humanitaire, il s’agissait plutôt d’évaluer les travaux réalisés, de stimuler et d’accompagnement nos responsables, développer les activités liées à l’eau potable en priorité, mais aussi les activités agricoles et sociales, et approfondir les relations avec les autorités locales civiles et coutumières.

Des forages ? La vue de Meinrad Coppey avait un but avoué : déterminer les conditions sanitaires, topographiques et techniques pour effectuer des forages. En effet, pouvoir servir la population en eau potable au cœur de la ville est le point d’attention de tout le comité depuis quelques mois. Une entreprise congolaise expérimentée et spécialisée dans ce genre de travaux a été contactée et les discussions vont bon train. Les études de faisabilité ont déjà donné lieu à des devis chiffrés. Les observations de nos sources aménagées et les analyses bactériologiques des eaux de Bulape faites par notre ami Meinrad Coppey montrent que l’eau est présente en abondance et qu’elle est parfaitement potable. Mais la nappe phréatique est-elle présente sous la ville elle-même ? Des études complémentaires seront réalisées prochainement avec nos spécialistes et avec l’Université de Neuchâtel qui a mis au point une méthode d’investigation par satellite…

Une polyclinique ? L’équipe a aussi visité la polyclinique d’Yvonne et Edmond située à 250 km au sud de Kananga, capitale du Kasaï central. Le couple exploite ce petit hôpital depuis plus de 10 ans. Il a récemment été reconnu par l’Etat comme un centre de référence et accueil, dans des conditions difficiles, des patients atteints de problèmes dont les centres de santé de l’Etat ne parviennent pas à s’occuper. En envoyant son équipe sur place, le comité LIZIBA Suisse souhaitait obtenir un rapport documenté au sujet de cette structure de santé qui a été mise à rude épreuve lors des événements guerriers de Kamuina Nsapu en 2016-2018. Dans ce lieu, Yvonne et son équipe de médecins et d’infirmiers font des « miracles » avec rien. Le comité va statuer sur ses capacités à soutenir plus régulièrement la Polyclinique Luse Lua Nzambi (Grâce à Dieu).

A bientôt. Le temps de débriefer cette expérience forte, le comité sera en mesure de donner de plus amples nouvelles dans son journal d’octobre prochain…

 
 



PRESENTATION

LIZIBA SOURCE DE VIE est un projet partenarial dans le domaine socio-économique dont le but principal est l'accès à l'eau potable pour tous à BULAPE, une ville située dans la province du Kasaï occidental en République Démocratique du Congo (RDC).


Le partenariat a été initié à la fois par les responsables de l'association congolaise de développement MWENGWA TSHIAMBI (c'est à dire "Grâce à Dieu") dans le but principal d'organiser, gérer, entretenir et améliorer l'accès à l'eau potable dans cette ville et les responsables de l'association LIZIBA en Suisse qui sont tous deux parties prenante de ce projet.

SOURCE DE PATAMBAMBA EST ACHEVEE

Notre dernier bulletin d'information d'avril dernier l'annonçait : la communauté villageoise de Patambamba, voisine de 7 km Bulape a longtemps réclamé une source pour abreuver ses 500 habitants. C'est chose faite depuis fin août 2017. La source dispose de trois robinets dont un relié à un réservoir de 10'000 litres qui se rempli la nuit pour servir la population durant la journée, venant ainsi compléter ce qui jaillit naturellement du sol. 
Bravo et merci à notre coureur solidaire Claude ZELLWEGER qui a souhaité financer ce projet. Merci à notre équipe de travail sur place qui a réalisé un travail impeccable grâce notamment aux conseils et à l'appui d'une autre ONG active dans la région. Coût total environ 5'500 CHF. 
Voici quelques photos du travail réalisé. Le travail n'est pas tout à fait achevé sur les photos reçues ci-dessous, il reste notamment à couler la dalle supérieure du réservoir, à replanter de la pelouse aux alentours et clôturer l'espace de captage...

 La source en service !

LA CONSTRUCTION DE LA DEUXIEME CITERNE EST ACHEVEE !

19.09.2016. - Dans l'élan de la première citerne, voici que vient de s'achever la construction d'un deuxième ouvrage qui permettra de mieux gérer le volume d'eau à disposition et, peut être dès 2017, d'envoyer l'eau dans une conduite de 470 ml qui pourrait amener l'eau jusqu'à la place du marché. Ce projet est encore à l'étude. D'une taille de 5 x 3 x 3 m. (45'000 lt. de capacité), cet ouvrage est relié au premier et permet éventuellement de créer un volume tampon pour la distribution en saison sèche.
Hier, au téléphone avec Papa Léonard qui venait nous annoncer la nouvelle de l'achèvement des travaux, on entendait en arrière-fond, la joie et les chants de la population venue voir le chantier ! La fête d'inauguration battait son plein.

En parallèle, la construction d'un nouveau siège pour l'association locale (l'ancien est minuscule!) permettra d'offrir une nouvelle surface de toit de près de 100 m2. Cette surface sera effective dès l'automne prochain. Ainsi avec une surface totale de captage d'eau de près de 300 m2, il sera possible de distribuer près de 500'000 lt. d'eau potable annuellement selon les calculs pluviométriques de l'association locale. 

Le nouveau siège de l'association Mwengw'a Tshiambi, financé à 50 % par le comité local abritera le bureau de l'association qui est aussi un centre d'envoi d'e-mails, de photocopies et de scanning ouvert à la population. Une pièce servira de lieu de réunion. Un dépôt a aussi été prévu pour y stocker des matériaux et du matériel (ciment, outils, planches, etc.)

Les responsables de la Zone de Santé de Bulape (instance de l'Etat) sont en lien avec les responsables de l'association locale. L'eau est régulièrement analysée par les laborantins et la nécessité, le cas échéant, de traiter les eaux stockées est décidée conjointement. A priori, aucun traitement n'est nécessaire, l'eau ayant été déclarée potable telle que récoltée.

 
 

ENFIN A BULAPE : OU QUAND LA SUISSE ET LE CONGO S'EMBRASSENT

01.07.2015 - Ce premier juillet, le couple Pascal et Colette Tornay ont enfin atteint Bulape. Quel ne fut pas leur stupéfaction en arrivant : les responsables locaux ont construit une maison pour eux, peinte aux couleurs de l'association Liziba Suisse... Et ce ne fut pas la seule surprise. Durant deux semaines, les rencontres se succèdent avec les bénéficiaires du projet, les gens des différents quartiers, etc. Voici donc les partenaires suisse et congolais réunis pour la première fois avec la mission de faire connaissance, de trouver des marques pour le futur, de rencontrer la famille de Colette ainsi que le comité de l'association locale et enfin, surtout, de vérifier le travail réalisé au niveau de l'assainissement des sources naturelles.

Mots de bienvenue des responsables de l'association Mwengw'a Tshiambi et du Chef Sylvain Bidiaka, chef du Groupement de Bansueba-Bulape (M. le Maire) >>>

Le séjour a été parsemé de temps de partage et d'échange notamment avec les employés de l'association, les ingénieurs, les techniciens et les maçons, mais aussi avec les responsables de quartiers et les autorités locales. "Dorénavant, nos contacts seront plus étroits et plus féconds puisque nous avons pu vous voir" se sont exclamés les responsables civils et coutumiers.

Nous avons profité de ce temps sur place pour améliorer les modes de gestion, la transparence et les statuts de l'association Mwengw'a Tshiambi et pour envisager nos collaboration futures. Il a été décidé notamment
- de collaborer plus étroitement avec les autorités locales,
- de nommer un responsable de l'entretien des lieux de puisage,
- de placer des signaux didactiques aux sources pour faire respecter les conditions d'hygiène.

Il est aussi prévu d'acheter des parcelles dans le but d'y bâtir les infrastructures nécessaires à la création d'un réseau de citernes (maisons, citernes, réseau d'adduction, lieux de puisage et de lavage). Ces questions doivent encore être discutées en Suisse avant que le financement nécessaire soit mis à la disposition de nos partenaires à Bulape.

Quelques images de ce voyage et de ces rencontres inoubliables.

Assis sur la source de vie du quartier Katabala II

Notre ingénieur Adrien, membre de l'équipe technique
fait aussi le lien avec la Zone de Santé de Bulape.


En compagnie de notre ami, l'évêque de Mweka,
Mgr Gérard Mulumba Kalemba, porte-parole
des premiers responsables locaux du projet.

 
Rencontre avec les autorités locales
 
Les autorités locales : à gauche le Chef Bidiaka,
Chef de Groupement (Maire) et à droite le Chef Katshiabala,
Chef de Clan Bashimbangu, la tribu de Colette.

Ce jour-là, on a organisé en l'honneur de Pascal, une danse fastueuse réservée à l'intronisation des chefs locaux. Elles n'est exécutée que lors des intronisations et des funérailles des notables. Quelles moments inoubliables !
En compagnie des responsables et de l'équipe technique.


En brousse, sur le chemin des sources. 
Au premier plan Valentin Masheki Pembe, responsable technique 
et vice-président de l'association Mwengw'a Tshiambi.


A la source Kama-Mashanga, les femmes font la lessive. 
Activités inappropriées près des lieux de puisage de l'eau...
Mais il n'existe pas d'autres lieux...
 

L'Equipe technique.

La petite officine de l'association ouverte il y a un an.
Mais fermée à l'occasion de notre venue...

A Mweka, devant la succursale de l'agence de transfert d'argent. 
Lieu où se rendent les responsables pour prendre possession du financement suisse.

Pascal a été intronisé Chef coutumier de la tribu des Bashimbangu par les autorités. Un titre honorifique dont il est très fier !


Colette en compagnie de Papa Léonard, président de l'association Mwengw'a Tshiambi et père de Colette, 
ainsi qu'une de ses tante et Henriette Mwanga, sa mère.


Bureau et siège de l'association à Bulape.


Il y a toujours du monde aux sources. Ici, le canal d'évacuation.

 
Au retour à Francfort. La fatigue est là.
Il faudra quelques temps pour réaliser 
tout ce que nous avons vécu...
Quelles merveilles !